La
classe politique est en émoi. Un ministre, ministre du budget de surcroit, se
dispense de payer l’impôt en organisant la « planque » de ses
revenus.
Aussi
scandaleuse que puisse être cette situation, elle ne remet pourtant pas en
cause, selon moi, l’honnêteté de la classe politique dans son ensemble.
Elle
pose en revanche le problème des risques engendrés par l’exercice du pouvoir.
Certains proposent de mettre en place un statut d’élu. Partant de l’hypothèse
que le « pauvre élu » n’aurait pas d’autre moyen pour subsister que
d’avoir des revenus occultes, en lui garantissant un vrai revenu et une vraie
situation il serait à l’abri de toutes les tentations. J’en doute très
sérieusement.
Je
crois au contraire que la solution passe par une diminution des indemnités afin
d’obliger l’élu à exercer une activité professionnelle à côté*. Cela aurait le
double avantage de lui faire connaître les réalités du monde du travail et de
garantir son indépendance et sa liberté d’expression.
L’autre
risque est celui qu’une confiscation des pouvoirs aboutisse de fait à un abus
de pouvoirs. De ce point de vue il faut mettre un terme au cumul des mandats,
non seulement dans l’espace – projet repoussé aux calendes grecques - mais aussi dans le temps : prenons
exemple sur Franck Borotra qui, Président du Conseil Général, a démissionné
sans y être obligé pour laisser la main à une nouvelle équipe, ou sur Alain
Gournac qui a considéré qu’il devait laisser la Mairie du Pecq où il avait
effectué 25 ans de mandat.
*
A l’exception de l’exécutif national, Président et Ministres, qui doivent
évidemment exercer leur fonction à temps complet.